Pour tous ceux, toutes celles,
qui, avec peu de renseignements, cherchent leurs ancêtres.
C'est quelquefois comme "
chercher une aiguille dans une botte de foin" !
C'est ce qui m'est arrivé avec
Marie :
Elle est ma trisaïeule maternelle : la mère de mon arrière grand-père, "pépé Henri" pour lequel j'ai publié une poésie dans ce blog.
L'histoire :
Marie est née en 1860 dans un village de la Vienne qui s'appelle Saint-Pierre-les-églises. Elle s'est mariée à 20 ans avec François. Un garçon (Henri) naît un an plus tard. Puis, malheureusement,
trois ans après leur mariage, François meurt d'une maladie pulmonaire.
La mère de Marie, une "maîtresse-femme" (ou matrone ?...) impose )à sa fille d'aller travailler ailleurs pendant qu'elle lui gardera son fils. Marie, qui était docile, "douce et gentille" ainsi que
nous l'a toujours décrit son fils, s'exécute et part d'abord à Poitiers, puis à La Trimouille, où elle s'engage comme employée de maison.
Régulièrement, elle revient voir son fils et donner de l'argent à ses parents pour participer à l'entretien et à l'éducation de son petit. Celui-ci s'est toujours souvenu de sa dernière visite, il
avait huit ans. Puis... plus jamais de nouvelles !
Réunissant les maigres souvenirs de son fils et de sa petite fille (ma grand mère) et les actes d'état-civil, le travail de fourmi a commencé...
Pour arriver à une belle journée où, dans ma boîte aux lettres, je découvre un courrier, réponse à nombreuses recherches, m'indiquant les nom, prénoms, date et lieu de décès de Marie !
Alors que ses traces s'arrêtent dans le département de la Vienne en 1889, je la retrouve en 1898 à Paris où elle est décédée à l'âge de 38 ans d'une turberculose pulmonaire !
Le travail avait enfin porté ses fruits ! Il a fallu environ vingt ans de recherches intermittentes et de... patience !
A ce jour, je n'a pas encore réussi à découvrir comment elle était arrivée à Paris...Mais...
Voilà, ne pas se décourager, toujours espérer, persévérer..
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